mercredi 20 juillet 2016

Rétrospectives vidéos 2015

Manioc je me souviens ...



Manioc vous propose de visionner toutes les manifestations (colloques, conférences, journées d'études, cafés littéraires, séminaires ...) qu'elle a filmé l'année dernière ! A ce jour Manioc possède plus de 1840 vidéos touchant différentes thématiques comme l'histoire, la géographie, l'économie, la littérature antillaise et caribéenne, la musique, la danse traditionnelle, l'archéologie, la biodiversité, l'écologie ou l'urbanisme... L'équipe Manioc est très fière de vous proposer ces vidéos et nous remercions tout particulièrement les intervenants qui ont acceptés notre démarche : faire découvrir et valoriser le patrimoine et la recherche scientifique de l'université  ! Nous espérons que le cru 2016 sera encore meilleur ! 




Manioc  

Histoire 

Littérature 

Habitat 

Environnement 

Arts (cinéma, danse, musique)

Divers 


Bon visionnage ! 
C.P.

Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/07/retrospectives-videos-2015.html

jeudi 7 juillet 2016

Séminaire : La révolution française et les colonies

Vidéos en ligne sur Manioc.org !



Le grand séminaire sur : "La révolution française et les colonie" est enfin en ligne sur manioc.org. 
Les 4e rencontres internationales ont eu lieu en mai dernier en Martinique autour de la question : "Couleur et liberté dans l'espace colonial français (177-1815)".


"À ce titre qui rend écho à l’ouvrage publié, il y a presque un demi-siècle, par Yvan Debbasch sur les interactions entre couleur et esclavage, ont été rapportées deux dates qui ont paru prévaloir outre-mer où, le premier empire français vacillant, les formes les plus radicales d’encadrement ont été mises en place pour sauver la machine coloniale. 1777 correspond bien, dans les Îles comme dans le royaume où les philosophes eux-mêmes ont débattu de la race et du sang, à la mise en place de cette Police des Noirs qui a renforcé le carcan juridique aux dépens des gens de couleur, pour leur interdire même l’accès au sol de métropole. Mais ce programme inédit, produit d’une réflexion engagée par des gouvernants qui, en soutenant l’institution servile admise sous l’influence des milieux d’affaires comme seule à pouvoir fonder l’économie des colonies, a proscrit jusqu’aux unions mixtes, s’est trouvé malmené dans la difficulté à circonscrire une population de couleur qu’il était devenu plus délicat, du fait de l’expansion coloniale et du métissage, à définir qu’aux premiers temps du Code Noir. La guerre d’Amérique sapant cet échafaudage juridique, l’œuvre révolutionnaire n’a de là émancipé politiquement les libres, puis les esclaves, que pour se heurter à des forces qui, servant le milieu colon, ont finalement rétabli sous de nouvelles formes le système dans ce qui restait de l’empire français stabilisé en 1815.
C’est tout l’intérêt de cette période transitoire qui, au prisme de couleurs qui ne pouvaient plus fonder une politique ségrégationniste tranchée, interroge sur le renouvellement d’une sémantique, d’un droit et d’une perception qui ont dû prendre en compte l’apparition de nouvelles formes de liberté, à l’heure où la redistribution des espaces coloniaux défavorisait le domaine français." 


C.P.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/07/seminaire-la-revolution-francaise-et.html

lundi 4 juillet 2016

Focus Manioc : 1er juillet 1863

1er juillet 1863 : Abolition de l'esclavage aux Antilles et Guyane hollandaises


"Vente d'esclaves"

A l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage aux Antilles et en Guyane hollandaises, Manioc vous propose de découvrir des documents en relation avec le Surinam. Ancienne colonie occupée tour à tour par des puissances européennes et notamment par les anglais puis par les néerlandais, le Suriname, est devenu un état indépendant le 25 novembre 1975, après une transition entamée en 1954 avec le gouvernement des Pays-Bas. 


Petit Rappel :
"Les colonies néerlandaises d'Amérique sont parmi les dernières à abolir l'esclavage aux Antilles, alors que les Haïtiens se libèrent définitivement de la servitude en 1804, que les Anglais abolissent l'esclavage en 1833, puis les Français en 1848. Après une loi d'abolition progressive en 1847, les Danois émancipent définitivement les esclaves en 1859. Les colonies néerlandaises sont alors les dernières, avec les colonies espagnoles – Cuba, Porto Rico, Saint-Domingue –, à maintenir ce système esclavagiste. Si dans la partie hollandaise de Saint-Martin, les esclaves sont cependant libres de fait depuis 1848 et l'abolition décidée par la France, les autres îles – Aruba, Bonaire, Curaçao, Saba et Saint-Eustache – comptent toujours 8000 esclaves, et la Guyane hollandaise – futur Suriname – en abrite 40 000.
En plus des pressions diplomatiques, les esclaves surinamais multiplient les révoltes et grèves après 1848, et malgré les tentatives de réforme du système par les autorités néerlandaises à partir de 1851, le Royaume des Pays-Bas décide d'abolir définitivement l'esclavage en 1863. Cependant, la conquête de la liberté fut progressive, avec une période ''d'apprentissage'' et il faut attendre 1873 pour qu'elle soit complète".


Livres anciens :


Vidéos :


Bonne lecture !
C.P. et F.V.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/07/focus-manioc-1er-juillet-1863.html

mercredi 22 juin 2016

Séminaire international sur la pensée postcoloniale 2

Enjeux civilisationnels des arts et littératures postcoloniaux


Les 23 et 24 juin ont lieu à le deuxième séminaire sur la pensée postcoloniale autour des "Enjeux civilisationnels des arts et littératures postcoloniaux". Rendez-vous demain et vendredi à l'Université des Antilles, campus de Schœlcher pour débattre autour de cette thématique. 


Ce séminaire se situe dans le prolongement du colloque international pluridisciplinaire "Qu'est-ce-que la pensée postcoloniale ?" organisé par Alexandre Alaric les 23, 24 et 25 novembre 2015 à l’Université des Antilles (Martinique). Cette manifestation scientifique entend poursuivre le développement de l’orientation donnée à la recherche sur la culture, le social et le politique par l’organisation de ce colloque. Elle contribue à la réception des recherches et études postcoloniales dans le champ du savoir français et antillais.
Ce séminaire se conçoit comme une entrée dans la dimension civilisationnelle naissante des sociétés caribéennes autour des paradigmes permettant d’éclairer cette émergence. Il se donne pour objectif de répondre à la question de savoir en quoi les arts et les littératures postcoloniaux sont une entrée dans l’intelligence des mutations de ces sociétés vers de nouvelles formes civilisationnelles. Il se propose d’étudier la production culturelle discursive et épistémologique de cette région en rapport avec la question qui se pose aux Caribéens et aux Américains des deux hémisphères après celle de la décolonisation : Comment penser l’avenir des sociétés après la décolonisation des consciences ?
Il s’agit de faire émerger l’originalité de cette véritable civilisation littéraire et artistique dans laquelle les arts constituent les matrices de la construction des peuples. Dans un espace ou le corps est au centre de la production artistique, cette réflexion entend caractériser les modalités selon lesquelles les arts caribéens constituent des matrices corporelles qui engendrent du lien social et de l’être ensemble. Elle entreprend également d’explorer les relations entre ces matrices et les migrations.
Cette réflexion entend également caractériser le rôle de l’articulation des interfaces entre les espaces anglophones, francophones, créolophones et hispanophones dans la dynamique de ces mutations. Elle examine notamment l’apport de la dimension civilisationnelle des sociétés du Commonwealth en tant que premier espace de dissémination de la théorie postcoloniale.
La pensée postcoloniale constitue non pas une théorie aux contours bien définis, mais une modalité de pensée émergeant de la théorisation des procédés d’appréhension des incidences de l’histoire de la modernité coloniale sur le devenir des espaces colonisés par les européens. C’est pourquoi cette rencontre se donne comme objet l’exploration des procédés par lesquels les pratiques scripturaires et artistiques créent les conditions épistémologiques conduisant à l’articulation de paradigmes théoriques et méthodologiques qui s’émancipent du cadre idéologique colonial pour contribuer à une modalité de pensée de nature postcoloniale.


A l'occasion de ce deuxième colloque, Manioc vous propose de visionner quelques conférences du 1er séminaire de novembre 2015 :  

Programme détaillé du colloque des 23 et 24 juin : 





Bonne découverte sur Manioc.org ! 
C.P.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/06/seminaire-international-sur-la-pensee.html

lundi 20 juin 2016

Fête de la Musique !

♪♪♪♪ Manioc au rythme de la musique ♫♪♪♪♪



Partition

En ce 21 juin, la bibliothèque numérique Manioc vous propose des documents sur cette thématique à l'occasion de la fête de la Musique !

En 1982, une grande enquête sur les pratiques culturelles des Français est menée par le service des études et de la recherche du ministère de la Culture. Cette étude dévoile que cinq millions de personnes jouent d’un instrument de musique alors que les manifestations musicales organisées jusqu’à présent ne concernent qu’une minorité de Français. Ainsi, Jack Lang, alors ministre de la Culture, Christian Dupavillon, architecte-scénographe et membre du cabinet ministériel et Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse, en déduisent que le paysage de la pratique musicale en France reste à découvrir. Ils imaginent donc une grande manifestation populaire permettant à tous les musiciens de s’exprimer et de se faire connaître. C’est ainsi que la première Fête de la Musique est lancée le 21 juin 1982, jour symbolique du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère Nord.



Vidéos 




"Tambour Kalina"
  • Daniel Maximin et Romuald Fonkoua, Musique : entre résistance culturelle et éclosion identitaire, Cultures sud, n°168, 01-03-2008, p. 250-267.
  • Edelyn Dorismond, "La musique caribéenne : esquisse d'une intuition sur la '''sensibilité caribéenne'''", Recherches Haïtiano-antillaises, n°4, 2006, p. 197-203.
  • Lionnel Davidas, Figuration et configuration esthétique du jazz et du blues dans la poésie de Langston Hughes, Portulan : littératures, sociétés, cultures des Caraïbes et des Amériques noires, n°3, 01-10-2000, p. 177-188.
  • Michel Sardaby, pianiste de jazz, Parallèles, n° 1, 11-1964, p. 24.
  • Stéphanie Pratel, Diaspora portoricaine et musique rap à New-York : entre latinité et culture africaine américaine, Etudes caribéennes, n° 16, 01-08-2010.
  • Jérémie Kroubo Dagnini, The Importance of Reggae Music in the Worldwide Cultural Universe, Etudes caribéennes, n° 16, 01-08-2010.
  • Bernard Camier, Musique coloniale et société à Saint-Domingue. Réevalution et perspectives, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° spécial, 01-01-2006, p. 71-85.


Bonne lecture et bonne fête de la Musique ! 
C.P.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/06/fete-de-la-musique.html