Dessinons ensemble le futur de la bibliothèque numérique Manioc !

Dessinons ensemble le futur de la bibliothèque numérique Manioc !

Donnez votre avis et partagez vos idées pour construire avec nous la prochaine version de la bibliothèque numérique Manioc.
Pour que la future version soit plus adaptée à vos besoins, il nous faut mieux connaître vos pratiques, vos besoins et vos attentes. L'enquête est ouverte jusqu'au 10 juillet. Les résultats seront consultables en temps réel.
Répondez à l'enquête (en quelques minutes, moins de 10 questions).

mercredi 21 août 2013

Tourisme, culture(s) et attractivité des territoires

Nouvelle parution sur Etudes caribéennes


Danse traditionnelle au palais royal d'Ubud

Votre revue, Etudes caribéennes, vient de sortir un nouveau numéro en ligne de sa collection intitulée "Tourisme, culture(s) et attractivité des territoires". Rappelons que cette revue proposent des regards croisés d'universitaires de la Caraïbe, d'Amérique latine et du Monde, à partir des travaux originaux de jeunes chercheurs et chercheurs confirmés.


Voici, dans le détail, le programme de ce vingtième numéro : 

Editorial 

Dossier : Tourisme, culture(s) et attractivité des territoires



Problématiques environnementales africaines

Retrouvez dans nos bibliothèques, les thématiques touchant à ce nouveau numéro d'Etudes caribéennes : 
  • Jean-Marie Breton, Michel Durousseau, Tourisme durable et patrimoines une dialectique développementale ?  : Europe, Caraïbe, Amériques, Afrique, Asie, Karthala, CREJETA, 2012.
  • Jean-Marie Breton, L'écotourisme : un nouveau défi pour la CaraïbeKarthala, CREJETA, 2001.
  • Michel Vernières, Patrimoine et développement : études pluridisciplinaires, GEMDEV, Karthala, 2011.
  • Olivier Lazzarotti, Patrimoine et tourisme : histoire, lieux, acteurs, enjeux, Belin, 2011.
  • Danielle Bégot, Olivier Dehoorne, Jacques Dumont, Olivier Henry, Françoise Pagney Bénito-Espinal, Patrimoine culturel et tourisme alternatif : Afrique, Amériques, Caraïbe, EuropeKarthala, CREJETA, 2009.
  • Georges Cazes et Robert Lanquar, L'aménagement touristique et le développement durable, Presses universitaires de France, 2000.
  • Andréa Schrader, Développement et tourisme en Guadeloupe : pour passer du tourisme à l'écotourisme, [s.n.], Mémoire de maîtrise. Tourisme, culture et développement, 1995.

Bonne lecture !

P.C.



Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2013/08/tourisme-cultures-et-attractivite-des.html

mardi 13 août 2013

Focus Manioc : Magloire Pélage

Le soldat martiniquais Magloire Pélage  


Capitulation des Anglais à la Guadeloupe

Pour ce nouveau numéro de "Focus Manioc", arrêtons-nous un instant sur l'article de Vincent Hughues-Belrose : "Magloire Pélage à la lunette Bouillé (Martinique, 1794)". A la lecture de cet article, intéressons-nous à ce militaire martiniquais : Magloire Pélage


Né en 1766 au Lamentin (Martinique), le jeune Magloire est sans doute de condition servile. En effet, beaucoup d'historiens ne sont pas d'accord sur son origine (se référer à l'article de M. Vincent Hughues-Belrose).  
C'est à l'âge de 27 ans qu'il entre dans la milice des gens de couleur. Enrôlé comme fusilier dans le 1er bataillon de chasseurs de la Martinique, il est nommé sergent quelques mois plus tard (en avril 1793).
Lors de l'assaut du Morne Vert-pré contre les royalistes, le 8 juin 1793, Pélage est blessé à la cuisse. En récompense de sa bravoure, le général Rochambeau l'élève au rang de lieutenant en décembre 1793. Et lors de l'attaque anglaise de février-mars 1794, il est chargé de défendre une redoute du Fort de la République. 
Le général  Rochambeau
(1850-1813)
Après la capitulation, Magloire Pélage est envoyé en Europe où il est promu capitaine du bataillon des Antilles, constitué en octobre 1794. 
L'année suivante, le bataillon quitte la France pour la Guadeloupe. Avec sa troupe, il participe à la reconquête de Sainte-Lucie et devient le chef de bataillon le 3 juillet 1795.
A la suite de la reconquête de l'île par les anglais en 1796, il est à nouveau blessé et fait prisonnier. Envoyé en Grande-Bretagne, il est libéré en octobre 1797. 
Quelques temps plus tard, il tient la garnison à Fécamp, Rouen puis Morlaix, avant de devenir chef de la brigade en 1799. A la fin de cette même année, il retourne en Guadeloupe comme aide de camp des agents Jeannet-Oudin, Baco de la Chapelle et Lavaux.
Pourtant officier de couleur au grade le plus élevé, c'est Jean-Baptiste Raymond de Lacrosse qui s'attribue le commandement de la garnison à la mort du général Béthencourt en août 1801. A la suite de cela, Lacrosse est arrêté et expulsé de l'île au cours des mois d'octobre-novembre de la même année. Après ces évènements qui aboutissent à la chute de Lacrosse, Magloire Pélage commande l'arrondissement de Point-à-Pitre. Officier de couleur le plus gradé, et jouissant d'une grande popularité, il est nommé à la tête du Conseil provisoire du gouvernement qui dirige l'île jusqu'à l'arrivée du général français Antoine Richepance. Il s'évertuera de maintenir l'ordre et à prouver son loyalisme. En octobre 1801, il se marie avec Anne Charlotte Mantel.
Présenté comme un rebelle par la propagande de Lacrosse, et en dépit des humiliations qu'il subit, Pélage apporte une aide au général pour lutter contre Delgrès et Ignace. Il entraîne près de 600 hommes de l'armée coloniale. Après la victoire de Richepance, il est envoyé en France en juillet 1802 avec toute sa famille. Mais soupçonné par le pouvoir central, il est arrêté et libéré en novembre 1803.
Après de multiples demandes de réintégrations dans l'armée, le premier consul le réintègre et Pélage retrouve son grade de chef de la brigade en 1808. On l'envoie rejoindre l'armée française en Espagne en octobre de la même année. Il meut le 7 avril 1810, en Espagne à Estalla (Navarre) dans les rangs de l'armée française d'occupation. 


Plan des environs des forts de la République
et de la convention dans l'isle Martinique
Manioc vous propose une sélection d'ouvrages liée à Magloire Pélage et à l'histoire de la Guadeloupe  (fin  XVIIIe siècle - début XIXe siècle).
Sur le catalogue collectif des périodiques Caraïbe - Amazonie : 
  • Joseph A. Borome, Pelage et Toussaint Louverture, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° 21, 01-01-1974, p. 3-7.
  • Anne Pérotin-Dumont, Témoignages sur la Guadeloupe en 1794 à la mémoire d'Alejo Carpentier, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n°47, 01-01-1981, p. 3-33.
  • Jean Barreau, La perte et la reconquête de la Guadeloupe en 1794Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n°28, 01-04-1976, p. 13-48.
  • Raymond Boutin, Entrer dans la vie en Guadeloupe entre 1850 et 1946, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n°111, 01-01-1997, p. 5-50.
  • Léon- Rameau Danquin, Chronologie indicative des évènements de la période 1794-1802, Études guadeloupéennes (Abymes), n° 8, 01-08-2003, p. 19-32.
 Vidéo : 

Pour finir, voici quelques ouvrages disponibles dans nos bibliothèques universitaires  pour approfondir vos connaissances  sur le sujet : 
  • André Nègre, La rébellion de la Guadeloupe 1801-1802, Ed. Caribéennes, 1988, 163 pages.
  • Jacques-Adélaïde Merlande, René Bélénus, Frédéric Régent, La rébellion de la Guadeloupe 1801-1802, Archives départementales de la Guadeloupe, 2002, 355 pages.
  • Josette Fallope, Esclaves et citoyens : les noirs à la Guadeloupe au XIXe siècle dans les processus de résistance et d'intégration : 1802-1910, Société d'histoire de la Guadeloupe, 1992, 713 pages.
  • Jacques Adélaïde-Merlande, Delgrès ou la Guadeloupe en 1802, 2ème édition, éditions Karthala, 2002. 
  • Germain Saint-Ruf, L'épopée Delgrès, la Guadeloupe sous la révolution française (1789-1802), Paris, 3ème édition,L'Harmattan,1988. 
  • Roland Abduse, Joseph Ignace, le premier rebelle. 1802 : la révolution anti-esclavagiste guadeloupéenne, Editions Jasor, 1989.

Bonne lecture !

P.C.

Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2013/08/focus-manioc-magloire-pelage.html

lundi 5 août 2013

Dernier numéro de la revue Etudes caribéennes

La façade caraïbe de l'Amérique centrale : fragmentation ou intégration "régionale"



La Caraïbe 




Le dernier numéro en ligne de le revue Etudes caribéenne est enfin sur Manioc ! Venez découvrir les articles de nos chercheurs ! Le thème de ce vingt-et-unième numéro est "La façade caraïbe de l'Amérique centrale : fragmentation ou intégration "régionale".






Editorial :

La façade caraïbe de l'Amérique centrale : fragmentation ou intégration "régionale" :

Problématiques Caribéennes :
Livingston (Guatemala)

Compte-rendu de lecture :

Sur Kolibris, voici quelques ouvrages qui pourraient vous intéressez : 
N'oubliez pas qu'ils sont empruntables dans nos bibliothèques universitaires ! 

  • Alfredo Fernando Reid Ellis, Causes et conséquences économiques, politiques et culturelles de la migration dans l'aire des Caraïbes et de l'Amérique centrale au XXe siècle, Publibook, 2007.
  • Institut national de la statistique et des études économiques, Direction interrégionale des Antilles et de la Guyane, Panorama de l'espace caraïbe, INSEE, 2004.
  • Frédéric Carre et André de Seguin, Mexique, Golfe, Caraïbe, une méditerranée américaine, Presses universitaires de France, 1998.
  • Alain Musset, L'Amérique centrale et les Antilles, une approche géographique, A. Colin, 1998.

Bonne lecture !

P.C.

Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2013/08/dernier-numero-de-la-revue-etudes.html