vendredi 21 avril 2017

Focus Manioc : Georges Élteuthère Mauvois

Hommage Manioc 



Les 23 et 24 février dernier, un Croisée-hommage a été rendu rendu à l'écrivain et dramaturge martiniquais Georges Élteuthère Mauvois.
"Durant la deuxième partie du siècle vingtième et jusqu’à son dernier texte, Le Merisier, l’écrivain martiniquais Georges Mauvois n’a eu de cesse, dans le divers de son oeuvre, de porter le particulier de la Caraïbe, et singulièrement de son île, aux horizons du monde. [...] Chez Mauvois, le personnage ne se contente jamais de paraître vraisemblable, il est ; toujours vrai, véritable, véridique, authentique, l’aura de réalité qui émane de ses corps projette le lecteur et/ou le spectateur dans l’immanence sensuelle du sublime comme dans la transcendance idéelle du Beau...". Retrouvez en ligne sur Manioc, l'intégralité de cet hommage.



Fonctionnaire des postes et des télécommunications, Mauvois s'est illustré en refusant sa mutation arbitraire en France, qui avait été motivée par son activité au sein du parti communiste Martiniquais et de syndicaliste engagé. Il fut alors révoqué des P.T.T. 
Après sa révocation, Mauvois se lance dans les études de droit. Il exerce au barreau de Fort-de-France en tant qu'avocat.
Georges Mauvois a une passion pour la littérature. Il commence sa carrière de dramaturge par la pièce Agénor Cacoul (1966), pièce dans laquelle il aborde le sujet de la corruption du pouvoir politique. 
Après une pause (il se lance dans l'apiculuture), Mauvois revient au théâtre dans les années 1980, un théâtre critique vis-à-vis du pouvoir français et de l’aliénation de ses compatriotes dont il se moque. Il fait en effet, la satire de la société coloniale, et souhaite réveiller les consciences. Défenseur du créole, Georges Mauvois a traduit en créole l’Antigone de Sophocle et le Dom Juan de Molière. 


Sur Manioc 


Bonne découverte !
C.P.



Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2017/04/focus-manioc-georges-elteuthere-mauvois.html

mercredi 19 avril 2017

Villes d’Art et d’Histoire en Guadeloupe : le paysage urbain de Basse-Terre

Le style architectural de Basse-Terre



Fort St Charles 
Source Gallica

Le blog Manioc vous propose de suivre deux exemples notoires d’implantations urbaines en  Guadeloupe : Basse-Terre et Pointe à Pitre. D’abord forts, puis paroisses, découvrez une histoire de leur expansion et de leur patrimoine…

Le dernier article de la série se focalise sur le paysage urbain de la ville de Basse-Terre. Bonne découverte !



Ali Tur a eu un large impact sur le visage du chef-lieu, mais la ville reflète d’autres surprises. Elle conserve aussi l’empreinte d’une militarisation plus importante que la ville de Pointe-à-Pitre …

Le quartier du Carmel

Le fort St Charles, actuellement Fort Delgrès, classé bâtiment historique en 1977, s’élève dès la moitié du XVIIe siècle. D’abord simple maison forte, sa construction va se poursuivre conjointement à celle des batteries alentours jusqu’à son déclassement en 1904. Classé parmi les monuments les plus remarquables en 1917, il va malgré tout servir pour la préparation des bananes destinées à l’exportation jusqu’à un incendie de 1950.

Eglise de Basse-Terre 
Source Manioc
A leur arrivée en 1651, Charles Houël fait don aux Carmes de la chapelle qu’il venait de faire construire. Elle sera ravagée par un ouragan au XVIIe siècle, et plusieurs fois incendiée par les attaques anglaises successives. Au début du XIXe siècle, après le départ des Carmes, Notre-Dame du Mont-Carmel est à l’abandon après quelques travaux de rénovation entrepris en 1792. Le cyclone de 1825 la délabre de nouveau. Rénovée en 1844, agrandie en 1857, ce n’est qu’en 1917, puis 1950 que de sérieux travaux sont entrepris pour lui donner son visage actuel en 1957. Elle est classée Monument en 2006.

Le quartier d’artillerie était établit dans les locaux laissés par les jésuites en 1764. A plusieurs reprises endommagé, il est reconstruit dans la seconde moitié du XIXe siècle, avant d’être désaffecté en 1907, puis vendu en 1912. Il est classé monument historique en 2005.

Aux abords du quartier, on trouve l’Hôpital militaire Saint-Louis (classé en 1979) érigé sur les ruines du couvent des Carmes. Hospice pour les pauvres fondé en 1664, agrandit en 1763 (puis partiellement détruit par un incendie), ce n’est qu’en 1820 que l’Hôpital s’érige. Désaffecté en 1945 il abrite depuis 1950 le lycée Gerville-Réache.

La ville d’Ali Tur

La construction d’une résidence du gouverneur a débuté en 1933 d’après une bâtisse entamée sous l’occupation anglaise, complètement détruit en 1825. Les quelques tentatives de reconstruction sont ravagées par un incendie en 1905. Occupée à titre provisoire des 1935, ce "Palais d’Orléans" (Préfecture depuis 1951) est classé depuis 1997, l’année suivant sa modification par Romney.
Le Palais de Justice est initialement construit en 1813 et détruit par le cyclone de 1825. Ali Tur remodèle le plan en U en équerre. Le bâtiment est classé Monument Historique en 1997.
Le Palais du Conseil Général, également classé en 1997, se dresse sur le site du "vieux gouvernement" dont il occupait déjà les fragiles locaux.


Sur Manioc :

Revues en ligne : 

  • Camille Fabre, Les Carmes de Guadeloupe, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° 21, 01-01-1974, p. 9-40.
  • Gérard Lafleur, Basse-Terre et la mer, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° 160, 01-09-2011, p. 67-91.
  • Bernadette Dusser-Vidalet, L'Habitation de Mont-Carmel, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° 32, 01-04-1977, p. 5-23.
  • Bruno Kissoun, Emmanuel PHILIBERT : De la Grande Armée aux fortifications de Guadeloupe, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° 160, 01-09-2011, p. 3-19.

Bonne lecture !
A.S.

Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2017/04/villes-dart-et-dhistoire-en-guadeloupe_19.html

mercredi 12 avril 2017

Décès de Jean Bernabé

Un hommage... sur le vif


Alors que nous venons d'apprendre le décès, cette nuit, du Professeur Jean Bernabé, quelques mots s'imposent, sur le vif, pour l'équipe de la bibliothèque numérique Manioc, qui n'existerait probablement pas sans cette figure de la vie universitaire et intellectuelle.



Jean Bernabé
Source : Image de la bibliothèque numérique Manioc
C'est en effet autour d'une table (en 2004 ou 2005 ?) que Jean Bernabé, alors directeur du CRILLASH et Marie-Françoise Bernabé, alors directrice du Service commun de la documentation de l'Université des Antilles et de la Guyane, avec quelques uns de leurs collaborateurs, ont pensé les prémices de cette bibliothèque numérique, imaginant les nouvelles formes que pourraient prendre la collaboration documentation-recherche.

La genèse de Manioc, ces deux "jambes" (documentation-recherche), - qui lui ont permis de cheminer jusqu'à présent, d'imaginer sans cesse de nouvelles perspectives et connexions, sans jamais se laisser enfermer -, doivent donc beaucoup à Jean Bernabé et à sa femme, que nos pensées accompagnent en ce jour.

Connu pour être l'un des co-auteur d'"Eloge de la créolité", Jean Bernabé a aussi œuvré à l'existence de nombreuses "choses" concrètes : l'Université des Antilles et de la Guyane, les études et la recherche sur le créole (création du GEREC-F, CAPES créole)... Toutes ces "choses", au-delà de leur incidence immédiate et toujours effective (même lorsque les institutions changent de forme), ont contribué à légitimer des cultures, des recherches universitaires, des voies et des voix jusqu'alors minorées. Mais ses travaux de linguiste comme les essais auxquels il s'est consacré jusqu'à son dernier souffle, vont bien au-delà de cette réhabilitation. Ils offrent une parole au monde dont il appartient à chacun de se saisir et de se ressaisir infiniment, dans cette dynamique critique d'exigence dont il ne s'est jamais départi.


Quelques interventions de Jean Bernabé sur Manioc


Interventions filmées



Textes





A.P.




Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2017/04/deces-de-jean-bernabe.html

lundi 10 avril 2017

Villes d’Art et d’Histoire en Guadeloupe : paysages urbains de Pointe-à-Pitre

L'Architecture de la ville de Pointe-à-Pitre





Le blog Manioc vous propose de suivre deux exemples notoires d’implantations urbaines en Guadeloupe : Basse-Terre et Pointe-à-Pitre. D’abord forts, puis paroisses, découvrez une histoire de leur expansion et de leur patrimoine … Ce billet vous propose quelques exemples de bâtiments classés monuments historiques dans la ville de Pointe-à-Pitre. 

Bonne découverte !






Bâtiments religieux


Eglise de Pointe-à-Pitre 

Le plus imposant bâtit religieux, et premier à recevoir un orgue en Guadeloupe, est l’Eglise St Pierre et St Paul (classée en 1978). C’est en 1807 qu’est posée la première pierre d’un édifice, finalement inauguré en 1818. Néanmoins, après le tremblement de 1843, le gouverneur Gourbeyre décide d’entreprendre la construction d’une église en fer qui ne s’entame qu’en 1847. Inaugurée en 1853, le clocher fut érigé en 1876 et seule la façade fut refaite après le tremblement de terre de 1897. 

L’ancien presbytère (actuel Pavillon de la ville, classé en 1992) fut construit en 1806. Réparé en 1831, il s’effondre pendant le séisme de 1843. Rapidement rebâtit, il est complété et rénové en 1853, puis en 1855, en 1873, en 1882 et en 1893 avant que les colonnes soient abattues après le tremblement de 1897. 

Parmi les bâtiments religieux classés monuments historiques, il y a aussi l’externat St Joseph de Cluny (achevé en 1860, classé en 1988). 




Ville militaire

En 1823, l’administration décide, puisqu’il n’y en a toujours pas à Pointe-à-Pitre, de transformer le tribunal en caserne d’infanterie, conjointement à la prison. Après un agrandissement, le bâtiment est achevé en 1833, alors que l’Etat achète des terrains en 1838 et 1840. Le bâtiment est détruit en 1843 et reconstruit en 1847 et complété en 1858, 1861, 1863 puis 1868. La garnison est finalement supprimée en 1905. Devenue actuelle sous-Préfecture, elle est classée en 1995. 

La construction d’un hôpital militaire a été commencée en 1778. Complété et agrandit de 1826 à 1832 il sera entièrement détruit par le séisme de 1843 puis reconstruit dès 1852 et au début des années 1860. Réaménagé en 1883, il est depuis 1895 "lycée Carnot" (classé en 1979). 



Bâtiments publics

Le marché 

Au début des années 1880, le maire Armand Hanne lance la construction de l’hôtel de ville (actuelle médiathèque Achille René Boisneuf, classée en 1987), inauguré en 1885. Bâtit après le séisme de 1843, détruit en 1871, le marché central s’établit en 1874 (classé en 1992). 

Premier musée Pointois, le Musée Schœlcher qui abrite des dons de Victor Schœlcher est inauguré en 1887 et classé en 1979.






Sur Manioc
Livres anciens :

Vidéos Manioc : 

Revue en ligne :

Bonne lecture !
A.S.

Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2017/04/villes-dart-et-dhistoire-en-guadeloupe.html

mardi 4 avril 2017

5ème Congrès international des écrivains de la Caraïbe

Le dialogue des écritures




Du 6 au 9 avril, débute le cinquième Congrès international des écrivains de la Caraïbe  en Guadeloupe. Le dialogue des écritures sera la thématique centrale de ce congrès. Elle permettra de s’interroger sur la motivation du choix d’écrire sur la Caraïbe. L’auteur peut-il s’émanciper de l’imaginaire ou du réel fertilisant Caribéen pour s’adresser au monde? Quels sont les plaisirs que procure l’acte d’écrire sur la Caraïbe insulaire et continentale? Et pour dire quoi au lecteur d’ici et d’ailleurs? Des questions qui sous-tendent les défis que les auteurs caribéens doivent relever... A noter qu'un hommage sera rendu à Derek Walcott et Guy Tirolien.


Pour découvrir le programme détaillé, cliquez-ici.

Manioc vous propose des documents en relation avec la thématique du congrès.
Vidéos :

Sur Etudes et Recherches :

  • Nancy Morejon, Les littératures de la Caraïbe, Cultures sud, n° 168, 01-03-2008, p. 148-163.
  • Victoria Curiel, Littérature anglophone de la Caraïbe, Cultures sud, n° 168, 01-03-2008, p. 166-175.
  • Jean-Pierre Arsaye, La littérature en langue créole de la zone américano-caraïbe francophone, Cultures sud, n° 168, 01-03-2008, p. 192-201.

Bonne lecture !
C.P.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2017/04/5eme-congres-international-des.html