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vendredi 29 avril 2016

Exposition "Réparations" de François Piquet

Le Musée Schœlcher donne Carte Blanche à François Piquet : exposition du 12 mars au 25 avril à l'Habitation Beausoleil


"Ce qui peut être sauvé"
Corail, Cythère, Lames de fer,
2016, photo de Charles Chulem

En 2010, le Musée Schœlcher a lancé Carte blanche, un concept original d’exposition d'art contemporain. Les artistes sont invités à réfléchir sur les thématiques, l’histoire et les collections du musée. Pour cette sixième édition, l'artiste sélectionné est François Piquet qui nous interroge sur la question des "Réparations". L'exposition se tient du 12 mars au 25 juin 2016 à l’habitation Beausoleil (Saint-Claude) et non pas au Musée Schœlcher en travaux pour extension. Autre particularité de cette édition, l'implication d'un autre artiste : Eddy Firmin, ex-lauréat de la quatrième édition de Carte Blanche. Une alliance "écriture/création" autour de la questions des réparations. A cette occasion, Manioc vous propose de découvrir l'étude de Scarlett Jesus, critique d'art, sur l'artiste et ses œuvres. 


Quelques mots sur l'artiste...

Arrivé en Guadeloupe en 2000, François Piquet s'oriente vers la vidéo et développe en parallèle sa production plastique, pour une première exposition de peinture en 2005. Il crée ensuite Collactif, un collectif d'interventions artistiques urbaines, qui participe en 2007 à la "Réappropriation de Darboussier", manifestation pendant laquelle, il tresse sa première sculpture monumentale, avec des lames de fer utilisées autrefois pour le cerclage des tonneaux de rhum.
Ses premières sculptures sont acquises en 2008 par le département et la région Guadeloupe (le Musée de la canne et le Memorial ACTe). En 2009, il fait partie des membres fondateurs d'Awtis 4 chimen, une association de plasticiens.
Il présente sa première exposition, LE FER & LA PEAU, en Guadeloupe et en Martinique. Il continue son exploration de la création contemporaine et caribéenne à Puerto-Rico, en République Dominicaine et à Saint-Martin (2012).
En 2013, François Piquet axe sa production sur les espaces publics, par des interventions urbaines temporaires et des œuvres publiques pérennes en Guadeloupe, en Martinique et en France, avec cette volonté de recherche et d'expérimentation de la Caraïbe.
En 2015, il répond à l’appel à projet du Musée Schœlcher pour l’opération Carte Blanche. Son projet Réparations est retenu pour l'année suivante. Dans son projet, il ne se prononce pas sur la question des réparations financières, mais il apporte sa contribution concernant le travail de mémoire nécessaire à un apaisement. Le tout à travers 2 axes : le premier est de rendre hommage à ces hommes sans nom qu’il tire de l’oubli ; et le deuxième de créer un débat public autour de la question des réparations. Il voit en cette exposition "une utopie du vivre ensemble, à travers une œuvre protéiforme qui se veut participative, entraînant le public dans un processus en cours, un work in progress".

Manioc vous propose de découvrir le compte rendu de Scarlett Jesus de l'exposition par
François Piquet : possibles réparations





Pour continuer à découvrir l'univers du plasticien, regardez cette vidéo.


Bonne lecture !
C.P.



Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/04/exposition-reparations-de-francois.html

lundi 25 avril 2016

Focus Manioc : Le marquis de Bouillé

François Claude Amour du Chariol, Marquis de Bouillé


Image tirée de l'ouvrage :
"Histoire de la Martinique..."

A l'occasion de notre jeu Sav ? Pa sav ?, Manioc vous propose un focus sur l'auteur de la célèbre chanson "Adieu foulard, Adieu madras" : le marquis de Bouillé, qui a été un haut personnage du gouvernement des colonies de la Guadeloupe et de la Martinique au XVIIIe siècle. 


François Claude Amour du Chariol naît le 19 novembre 1739 au Château de Cluzel en Auvergne. A huit ans, il perd ses parents et est élevé par son oncle, Nicolas Joseph. Ce dernier n'est autre que le premier aumônier de Louis XV, qui deviendra plus tard évêque d'Autun.
A l'âge de 14 ans, il débute sa carrière comme cadet au régiment de Rohan-Rochefort. Il s'illustre dans plusieurs combats en Allemagne durant la guerre de Sept ans, notamment à la bataille de Grunberg (mars 1761). Le 22 mars 1761, il est chargé de porter au roi les drapeaux prit à l'ennemi et reçoit le brevet de colonel.
En 1765, il devient mestre de camp (grade équivalent de colonel) et est envoyé en Martinique avec le régiment de Vexin (1768).
En 1768, bénéficiant de l'appui du gouverneur de Martinique Ennery, il succède au comte de Nolivos comme gouverneur de la Guadeloupe. Dès son arrivée, il prend parti pour une séparation nette des gouvernements de Martinique et de Guadeloupe. 
En mai 1777, il succède au comte d'Argout comme lieutenant général de la Martinique et de Sainte-Lucie et chevalier de Saint-Eustache le 1er janvier 1784.
Bouillé s'empare de l'île de la Dominique le 6 septembre 1778. Profitant de la présence de trois frégates et d'une corvette, il mobilise 18 corsaires, des milliers de volontaires et des miliciens, blancs et de couleur, pour appuyer les régiments du Viennois. L'opération se déroule avec succès. Bouillé nomme Du Chilleau comme gouverneur de la Dominique. Cette victoire lui vaut un brevet de maréchal de camp le 27 octobre 1778. 
De juillet 1777 à avril 1783, il est nommé lieutenant général des îles du Vent. Il réorganise la milice et créé un corps expéditionnaire composé de martiniquais de toutes origines, corps redouté par les anglais. Nommé en mai 1785, commandant en second des Trois-Évêchés, en 1789, il se voit attribuer en tant que commandant en chef, l'Alsace, la Lorraine, La Franche-Comté et, plus tard, le commandement de l'armée de Meuse, Sarre et Moselle où il fait respecter la discipline par des actes en vigueur. En 1791, Louis XVI le choisit pour le seconder et protéger son départ secret de Paris. Ce projet ayant échoué à Varennes, Bouillé se réfugie à Coblentz. Poursuivi par les révolutionnaires, il émigre à Londres où il décède le 14 novembre 1800.

Ouvrage numérisé : 
François Claude Amour du Chariol, Adieu foulard, adieu madras




Sur le catalogue collectif des périodiques Caraïbe - Amazonie
  • J-C. Nardin, Tobago, Antilles françaises (1781-1793), Les Annales des Antilles : bulletin de la Société d'histoire de la Martinique, n°14, 1966, p. 9-104.
  • Gérard Lafleur, Saint-Eustache aux XVIIe et XVIIIe siècle, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n°130, p. 27-45.
  • Jacques Petit Jean Roget, Saint-Christophe, première des îles françaises d'Amérique Les Annales des Antilles : bulletin de la Société d'histoire de la Martinique, n°24, 1982, p. 3-56.
  • Jacques Petit Jean Roget, La guerre de sept ans à la Martinique (1756-1763)Les Annales des Antilles : bulletin de la Société d'histoire de la Martinique, n° 28, 1991, p. 67-88.
  • Jacques Adélaïde-Merlande, Guadeloupe et Saint-Thomas (1795-1789). Etude sur les relations de janvier 1795 à la mi-août 1798, d'après la correspondance des autorités républicaines de la Guadeloupe, Bulletin de la Société d'histoire de la Guadeloupe, n° 56, 01-04-1983, p. 3-17.


Sur Gallica : 


Bonne lecture !
C.P.

Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/04/focus-manioc-le-marquis-de-bouille.html

mardi 19 avril 2016

Focus Manioc : Gisèle Pineau

Gisèle Pineau
Photographie tirée du "novelliste"

Focus sur la romancière guadeloupéenne 


Née de parents guadeloupéens en 1956, la jeune Gisèle a vécu son enfance à Paris.
A l'occasion d'un congé administratif de son père, elle découvre la Guadeloupe et sa grand-mère Man ya qui deviendra un personnage important dans son roman : L'exil selon Julia (1996). 
De retour en France, Gisèle Pineau connait le racisme et les problèmes identitaires qui seront également véhiculés dans ses ouvrages.
En 1970, la famille Pineau retourne aux Antilles : c'est la redécouverte de la vie de famille en Martinique puis en Guadeloupe à travers la culture et la langue. 

En 1975, Gisèle Pineau s'inscrit à l'Université de Paris X Nanterre où elle suit un cursus de Lettres modernes, qu'elle abandonnera pour des raisons financières. Elle optera pour une carrière d'infirmière en psychiatrie. Elle se marie, et repart en Guadeloupe, où elle exercera sa profession au centre hospitalier de Saint-Claude durant près de 20 ans. 
En 2000 elle retourne vivre en France pour revenir en Guadeloupe, 9 ans plus tard, et s'installer à Marie-Galante.

Avec son premier roman, La Grande drive des esprits, (1993), Gisèle Pineau impose son style et son regard sur la condition des femmes antillaises, dont elle décrit la souffrance, les violences et les espoirs secrets. L'écrivaine collectionne les prix littéraires : elle devient le premier écrivain féminin à obtenir le Prix Carbet de la Caraïbe pour ce roman et reçoit également en 1994 le Grand Prix des lectrices de "Elle"Ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues : anglais, allemand, coréen, hollandais, grec ...

Nouvelle voix au sein de la jeune génération d'écrivains d'outre-mer, aux côtés de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Ernest Pépin, son talent se confirme avec la parution de L'Espérance-macadam (1995), L'Exil selon Julia (1996), et L'Âme prêtée aux oiseaux (1998).
Gisèle Pineau est également l'auteur avec Marie Abraham, de Femmes des Antilles : traces et voix, cent cinquante ans après l'abolition de l'esclavage  (1998), un essai sur la condition sociale des femmes antillaises dans l'histoire.


Elle a également reçu le Prix des Hémisphères- Chantal Lapicque en 2002 pour son roman Chair Piment. En 2006, elle est promue Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres. En 2011, elle reçoit le Prix Carbet des lycéens pour son roman Folie, aller simple : journée ordinaire d'une infirmière.


Manioc vous propose quelques documents en relation avec l'écrivaine :

Vidéos : 


Bonne lecture sur le blog Manioc !
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C.P.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/04/focus-manioc-gisele-pineau.html

lundi 11 avril 2016

La prégnance du lieu dans la Caraïbe

Journées d'Etudes en Martinique les 14 et 15 avril 2016



Manioc vous propose de participer aux Journées d'études sur : "La prégnance du lieu dans la Caraïbe"qui auront les 14 et 15 avril 2016 à l'Amphithéâtre Hélène Sellaye, faculté des Lettres et Sciences Humaines (Université des Antilles, Martinique). Plusieurs invités seront à l'honneur : la plasticienne Luz Severino, le philosophe Pablo Mella Febles et l'écrivain haïtien Jean-Durosier Desrivières.
Si vous n'êtes pas présent en Martinique, pas de panique, Manioc filmera les journées d'études ! Avant d'étudier le programme dans le détails, nous vous proposons quelques documents en relation avec les invités d'honneur, et les thématiques abordées.



Vidéos : 

Programme 

Jeudi 14 avril

8h00 : Accueil.

8h15 : Ouverture officielle avec Mme Corinne MENCE-CASTER, Présidente de l’Université des Antilles ; M. Jean-Emile SYMPHOR, VP Pôle Martinique et M. Raphael CONFIANT, Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines.

8h45 : Ouverture scientifique avec Cécile BERTIN-ELISABETH, PR, UA et Dominique BERTHET, PR, UA, co-organisateurs

9h15 : Invitée d’honneur : Luz SEVERINO, plasticienne (République Dominicaine) : Dialogue avec Cécile BERTIN-ELISABETH : Réunis entre terre, mer et lumière.

10h00 : Anne-Catherine Berry, Doctorante CRILLASH : Une œuvre d’art contextuelle : entre esthétique de déterritorialisation et territoire incarné.

10h45 : pause-café

11h00 : Olivia BERTHON, Doctorante CRILLASH : Pratiques de l’installation dans les îles francophones de la Caraïbe.

11h45 : Marvin FABIEN, Master 2, plasticien, (Dominique) : Le témoignage de "l’esprit du lieu".

12h30 Pause-déjeuner

14h30 : Invité d’honneur : Victor DURAN NUÑEZ, architecte (République Dominicaine) : Arquitectura popular y modernidad caribeña

15h15 : Monique BEGOT, agrégée de géographie, IA/IPR Honoraire et Yvan BERTIN, IA-IPR : Atlas Caraïbe, un outil au service de la connaissance et de l’enseignement de la Caraïbe.



Vendredi 15 avril

8h00 : Accueil des participants

8h15 : Invité d’honneur : Pablo MELLA FEBLES, philosophe, Instituto Superior Pedro Fco. Bonó (République Dominicaine) La descolonización del lugar y la enunciación literaria. El Caribe como cronotopo

9h00 : Corinne MENCE-CASTER, PR, UA : De la nationalité des textes caribéens ou de l’impossible rhizome

9h45 : pause-café

10h00 : Maurice BELROSE, PR Emérite, UA : La Vallée de Caracas dans Peregrina o El pozo encantado (1922) de Manuel Díaz Rodríguez : quand la Caraïbe ne s’affiche pas comme telle

10h45 : Axel ARTHERON : Le théâtre caribéen contemporain à l’épreuve du lieu

11h30 : Martine POTOCZNY, Doctorante, CRILLASH : Lieux d’artistes : les ateliers, à la confluence du lieu et de l’œuvre

12h15 : Pause-déjeuner

16h00 : Marisol ESTRIPEAUT DICLO (République Dominicaine), Master 2 ; Daisy BLANCO (Cuba), Master 2 et Candio 16h00 : Marisol ESTRIPEAUT DICLO (République Dominicaine), Master 2 ; Daisy BLANCO (Cuba), Master 2 et Candio DATRICE (Haïti), Master 2 : Regards croisés sur l’enseigne-ment de la Caraïbe dans la Caraïbe

16h45 Fin des interventions

14h15 : Invité d’honneur : Jean-DUROSIER DESRIVIERES, écrivain (Haïti) : Le territoire, la langue et le sujet : lieux mouvants et inter-pénétrables. L’expérience littéraire singulière d’un jeune écrivain caribéen

15h00 : Ethel PETIT, Doctorante, CRILLASH : La musique de salon dans la Caraïbe, analyse de lieux et de pratiques

15h45 : Steve GADET, MCF, UA : Etre un artiste rap dans la Caraïbe

16h30 : Jean-Louis JOACHIM, MCF, UA : Juan Carlos Tabío et le nouvel espace cubain dans Lista de espera (2000)

17h15 Clôture


Entrée gratuite, venez nombreux !
P.C.



Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/04/la-pregnance-du-lieu-dans-la-caraibe.html

mardi 5 avril 2016

Franck Michel, un anthropologue en vadrouille

La route sous toutes ses coutures ...


A l'occasion de la rencontre avec Franck Michel le mardi 12 avril à 18h45 à la Bibliothèque universitaire du campus de Schœlcher (Martinique), Manioc vous propose découvrir les travaux de cet anthropologue.
Bonne découverte !


Docteur en ethnologie de l'Université de Strasbourg, anthropologue, chercheur fixe ou itinérant, Franck Michel, a fait de la route et de la question du "déplacement dans l'espace, volontaire ou contraint" [Larousse] ses terrains d'action et de recherche permanents. 
Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, Franck Michel, pour cette rencontre à la bibliothèque universitaire, nous présentera en particulier  "Routes : éloge de l'autonomadie, essai anthropologique aux élans militants" édité aux Presses de l'Université Laval (Canada).
Frank Michel nous y éclaire sur le sens du voyage, en parcourt la longue histoire et la vaste géographie, questionne avec attention et humour l'identité du voyageur sous toutes ses espèces : touriste grégaire ou indépendant, vacancier riche ou pauvre, migrant, nomade, zonard, pélerin, stoppeur, marcheur... A travers ses nombreuses pérégrinations intercontinentales, Franck Michel interroge, voire interpelle, le tourisme en ses divers effets à l'aune d'une mondialisation-occidentalisation forcenée contre laquelle il s'inscrit résolument, au nom d'une "autonomadie" puisant aux meilleures sources de l'insoumission : Thoreau, La Boétie ou André Gorz...
Franck Michel, un voyageur "total" et passionné, qui nous fera partager son goût pour les chemins du monde. A suivre aussi à la trace sur le site La croisée des routes...


Vidéos :


Sur Etudes caribéennes :


Bonne lecture ! 
P.O-A et C.P.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2016/04/franck-michel-un-anthropologue-en.html