mercredi 16 janvier 2019

Les Pharisiens, découverte d’un roman inédit de Maryse Condé

Le premier roman de Maryse Condé, un inédit pour la première fois dévoilé au public



On pensait jusqu’ici que Maryse Condé était née à l’écriture relativement tard, publiant ses premières pièces de théâtre (Dieu nous l’a donné, Mort d’Oluwémi d’Ajumako) et son premier roman (Heremakhonon) dans les années soixante-dix. La découverte du tapuscrit Les Pharisiens, retrouvé par hasard dans un tiroir, éclaire d’un jour nouveau la genèse de son œuvre.

Dans ce court roman écrit en 1962, alors que Maryse Condé n’a que 25 ans et vient tout juste d’arriver en Guinée avec ses enfants, l’auteure revient sur sa vie en Guadeloupe, ses errements et ses déceptions ; la peinture sans concession d’une Guadeloupe engluée dans les querelles de castes, les discriminations et les injustices sociales permet de comprendre le choix de l’auteure qui s’apprête à passer une partie de sa vie en Afrique. 

La future écrivaine ne l’ayant pas jugé assez bon pour être publié, ce premier texte est resté inédit et inconnu du grand public comme des chercheurs pendant plus de 50 ans.

Offert à l’Université des Antilles avec un ensemble de tapuscrits originaux de ses œuvres (Heremakhonon, La Vie sans fards, Le Destin triste et fabuleux d'Ivan et d'Ivana jumeaux dizygotes), le tapuscrit inédit des Pharisiens est aujourd’hui consultable librement sur le site dédié à Maryse Condé de la collection ECCA (Écritures contemporaines de la Caraïbe et de l’Amazonie) sur la bibliothèque numérique Manioc.

IM


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2019/01/les-pharisiens-decouverte-dun-roman.html

lundi 14 janvier 2019

Appel à contributions : congrès ACURIL 2019 du 2 au 6 juin à Aruba

Accès et opportunités pour tous : Bibliothèques, archives et musées de la Caraïbe soutiennent les objectifs de développement durable des Nations Unies



L’Association des bibliothèques universitaires, de recherche et institutionnelles de la Caraïbe (ACURIL) est heureuse d’annoncer que sa 49ème conférence, qui se tiendra du 2 au 9 juin 2019 sur l’heureuse île d’Aruba, portera sur les objectifs de développement durable (ODD), qui sont le cadre de l'agenda ONU 2030. Le thème de notre conférence est : Accès et opportunités pour tous : Bibliothèques, archives et musées de la Caraïbe soutiennent les objectifs de développement durable des Nations Unies.

En septembre 2015, les États membres des Nations Unies (ONU) ont adopté « Transformer notre monde : le programme de développement durable à l'horizon 2030 », qui comprend 17 objectifs de développement durable (ODD) couvrant le développement économique, environnemental et social. Les bibliothécaires et les professionnels de l'information de la Caraïbe contribuent à améliorer les résultats des ODD en promouvant l'alphabétisation universelle, en comblant les lacunes en matière d'accès à l'information, en favorisant l'inclusion numérique, en servant de cœur de la recherche et du monde universitaire, en préservant et en donnant accès à la culture et au patrimoine. 

À travers des présentations dynamiques, des sessions de posters, des ateliers et le salon des exposants, le congrès ACURIL 2019 poursuit les objectifs suivants :

  1. Améliorer et approfondir les connaissances des bibliothécaires et autres professionnels de l'information de la Caraïbe sur les objectifs de développement durable et les progrès accomplis depuis la mise en œuvre de ces objectifs en 2015.
  2. Mettre en réseau et échanger des informations sur les « enseignements tirés » en présentant des études de cas et des projets de divers pays de la Caraïbe et de différentes régions linguistiques.
  3. Offrir un forum de discussion sur l'Agenda 2030 et sur la manière de traduire ces objectifs en initiatives concrètes pour les bibliothèques de la Caraïbe.
  4. Élaborer des recommandations politiques pour les gouvernements et institutions de la Caraïbe sur la manière d'impliquer les bibliothèques dans la réalisation des ODD au niveau local.

SOUS-THÈMES DE LA CONFÉRENCE ARUBA 2019 D'ACURIL
Le comité du programme de la conférence ACURIL 2019 ARUBA sollicite des propositions de communications, ateliers et posters qui explorent les sous-thèmes suivants :

  1. Services d'information sur la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire
    Sujets: services d'information sur l'emploi, services de bibliothèque pour les sans-abri, prévention de la toxicomanie, inclusion sociale, agriculture durable, information sur la nutrition.
  2. Promouvoir l'alphabétisation et l'apprentissage tout au long de la vie
    Sujets : Programmes d'alphabétisation, de lutte contre l’illettrisme, pour tous les âges ; Programmes d'alphabétisation numérique (litéracie) pour populations à faible revenu, enfants, population ayant des besoins spéciaux, immigrants, services de bibliothèque mobile, collaboration avec les autorités locales et les organisations à but non lucratif pour offrir des programmes d'alphabétisation et de lutte contre l’illettrisme, Makerspaces, programmes de formation (litéracie) pour soutenir l'enseignement, l'apprentissage et la recherche.
  3. Bibliothèques et soutenabilité
    Sujets : Bibliothèques vertes, Bibliothèques du patrimoine, Programmes de bibliothèques visant à sensibiliser aux changements climatiques, à la conservation de l’énergie / de l’environnement et à la gestion des ressources, Préservation des savoirs autochtones, Conservation, Recyclage, dépôts de données institutionnelles et autres.
  4. Bibliothèques contribuant à des sociétés pacifiques et justes
    Sujets : Services de bibliothèque pour la promotion de la paix, de l’éthique, de la transparence et de la bonne gouvernance; Accès public à l'information; Droits de propriété intellectuelle.
    POUR ACURIL 2019 ARUBA, nous incluons le sous-thème suivant :
  5. Stratégies intégrées pour atteindre plusieurs ODD
    Sujets : Services d’information pour la promotion d’une croissance économique durable et inclusive, projets de bibliothèques pour la promotion du développement social et de la protection de l’environnement, programmes dans l’intérêt de tous, y compris les femmes, les enfants, les jeunes et les générations futures.

Appel à contributions

Soumission des résumés 31 janvier 2019

Notification d'acceptation 28 février 2019
Document final à remettre le 29 avril 2019

Pour toute question, contactez :
Mrs. Monique Alberts Msc.
ACURIL President 2018-2019 and Chair, Conference Programme Committee
Email address: acuril2019@gmail.com

APPEL À CONTRIBUTIONS - Guide pour la soumission des présentations

Format du document :

  • Pour le travail final, chaque présentateur doit fournir un document au format électronique de la présentation.
  • Le document au format électronique doit être envoyé sous forme de fichier Microsoft Word (.doc) avec les diapositives et les vidéos de la présentation.
  • Titre du titre - Times New Roman 12 pt, gras, centré, majuscule
  • Sous-titres - Times New Roman 11 pt, centre
  • Nom et titre, affiliation institutionnelle, e-mail - Times Roman, 11 pt, centré.
  • Le résumé
  • Style de citation de la bibliographie : American Psychological Association (APA), 6th ed.
  • Document final à remettre le 30 avril 2019

APPEL À CONTRIBUTION - Guide pour proposer des ateliers (workshop)
Objectif(s) de la présentation de l'atelier

  • Les présentations de l'atelier sont destinées à fournir aux participants l'occasion d'échanger des études de cas et des projets liés à un ou plusieurs objectifs de développement durable.
  • La présentation de l'atelier doit aborder l'un des sous-thèmes susmentionnés et doit être pratique, avec une expérience concrète. En outre, les présentateurs sont invités à relier leurs ateliers aux groupes de discussion sur les groupes d’intérêt spécial ACURIL ou aux tables rondes sur les contenus.

Format d'atelier

  • L’atelier sera limité à 25 participants afin d’encourager les échanges. Les présentateurs sont également encouragés, le cas échéant, à utiliser un large éventail d'illustrations pour appuyer les présentations de leurs ateliers. Les ateliers peuvent être présentés dans l’une des trois langues officielles d’ACURIL : anglais, français ou espagnol.
  • Durée de l'atelier : 1 heure avec questions et réponses.
  • Les propositions doivent être soumises par courrier électronique.

Les propositions doivent inclure :

  • Titre de l'atelier
  • Résumé (200 - 500 mots) dont le contenu est lié à l'un des sous-thèmes de la conférence.
  • Nom du / des présentateur (s)
  • Données biologiques du (des) présentateur (s) (150 mots)
  • Fonction / titre du / des présentateur (s)
  • Affiliation employeur / institution
  • Adresses postales
  • Numéros de téléphone / fax
  • E-mail (s)
  • Matériel informatique nécessaire
Les résumés des présentations des ateliers seront publiés dans le programme final.
Si vous avez des questions sur votre soumission, veuillez nous contacter.
Tous les résumés d'atelier doivent être soumis au plus tard le 31 janvier 2019.
Mme Monique Alberts Msc.
Président d'ACURIL 2018-2019 et Président du comité du programme de la conférence
Adresse e-mail: acuril2019@gmail.com


APPEL À CONTRIBUTION POSTERS - Guide pour proposer des posters (affiches)
Qu'est-ce qu'une présentation par poster ?

La présentation par poster (affiche) a pour but de fournir aux professionnels de l’information des occasions de mettre en valeur et de partager des idées et des expériences réussies en présentant un projet, une stratégie de résolution de problèmes, une étude, un programme ou un service novateur dans une bibliothèque et / ou des services d’information en relation avec le thème de la conférence.

Une présentation par poster est un bon moyen de présenter vos projets ou d’obtenir des commentaires sur une idée mise en œuvre. L'information sera sur un panneau d'affichage qui permet aux spectateurs de passer et d'observer une œuvre particulière présentée. Toutes les affiches seront exposées au ACURIL Posters Caribbean Boulevard à ACURIL 2019 ARUBA.

Comment soumettre un résumé de proposition de poster ?

Les présentations par poster peuvent être dans l’une des trois langues officielles d’ACURIL - anglais, espagnol ou français. Les propositions peuvent être soumises par courrier électronique.

Les propositions doivent inclure :

  • Titre de la présentation du poster (en relation avec le thème de la conférence)
  • Résumé (250 mots)
  • Nom du / des présentateur (s)
  • Fonction / titre du / des présentateur (s)
  • Affiliation employeur / institution
  • Adresses postales
  • Numéros de téléphone / fax
  • Email
  • Skype
Les résumés des présentations par affiches seront publiés dans le programme final.

Recommandation, guide :

  • Les posters seront montés à Oranjestad, Aruba, du 2 au 5 juin 2019.
  • Ils doivent porter sur l’un des sous-thèmes de la conférence.
  • Le poster doit contenir un énoncé du thème ou du problème, les objectifs de la recherche, du projet ou de l'idée présentée, la méthodologie utilisée pour résoudre le problème ou mettre en œuvre le programme, les principaux résultats ou effets et leurs conséquences, leurs conclusions, et au moins 3 références (style APA, 6ème édition).
  • Une présentation efficace par poster doit démontrer visuellement les éléments clés ou les points importants d’un thème, d’un produit ou d’un service lié à la conférence.
  • Les dimensions des affiches doivent être au format vertical: 2,6 mètres de large x 3,3 mètres de haut; c'est 31 x 40 pouces.
  • Les impressions peuvent être sur papier, à partir d’une présentation PowerPoint ou de caractéristiques usuelles de posters.
  • Les sérigraphies, graphiques, dessins, photographies et autres graphiques ainsi que le texte servant à illustrer la présentation sont les bienvenus.
  • Le lettrage doit être facilement lisible.
  • Les affiches peuvent être accompagnées de prospectus.
  • Tout le matériel à afficher doit être préparé avant votre arrivée. Les fournitures ne seront pas disponibles sur le site de la conférence.

Les présentateurs sont tenus d’apporter leurs affiches finies à Oranjestad, Aruba.
Aucun support électrique ou connexion Internet n'est disponible dans la zone des affiches.

Pour toute question, merci de contacter :
Dr. Luisa Vigo-Cepeda, Coordinator, Caribbean Posters Boulevard executivesecretariat@acuril.org / luisa.vigo@upr.edu

Les propositions de résumé de poster doivent être soumises au plus tard le 31 janvier 2019 à : 
Mrs. Monique Alberts Msc.
ACURIL President 2018-2019 and Chair, Conference Programme Committee
Email address: acuril2019@gmail.com

Dr. Luisa Vigo-Cepeda, MSLS, MA, Ph.D.
Coordinator
ACURIL Caribbean Posters Boulevard
executivesecretariat@acuril.org
luisa.vigo@upr.edu
Cel. 787-612-9343
Skype: luisa.vigo

Toute l'équipe d'ACURIL attend avec impatience vos contributions !

AP





Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2019/01/appel-contributions-congres-acuril-2019.html

samedi 12 janvier 2019

Les villes des Petites Antilles #3 : Saint-Pierre, Castries, Bridgetown

Le voyage se poursuit 

L'équipe Manioc a décidé de découvrir les villes des Petites Antilles en exploitant les différents matériaux présents dans Manioc.org. Dans le précédent épisode, Manioc faisait escale à Pointe-à-Pitre et à Roseau. Dans ce troisième billet, nous proposons de découvrir des villes de la Martinique, de Sainte-Lucie et de la Barbade à travers quelques passages d'un roman et d'un récit de voyage.

Saint-Pierre de la Martinique

En raison de son importance historique, l'équipe Manioc a choisi de vous parler de la ville de Saint-Pierre. Nous allons la découvrir grâce à ce titre : Saint-Pierre-Martinique 1635-1902 : Annales des Antilles françaises - Journal et album de la Martinique, naissance, vie et mort de la cité créole - livre d'or de la charitéCet ouvrage du XXe siècle, qui parcourt l'histoire de Saint-Pierre, représente un hommage de Charles Lambolez à sa ville. Les premières lignes introductives sont le témoignage de l'engagement personnel de l'auteur dans l'écriture de l'ouvrage. Se sentant très proche de la ville, il évoque le fait qu'il "n'est pas mort avec les siens", faisant référence à l’éruption de la montagne Pelée. Il décide donc de ne pas revendiquer l'ouvrage pour sa gloire personnelle, et adopte le pseudonyme de "Cœur créole".


Saint-Pierre avant l'éruption
Les extraits qui suivent retracent la genèse de la ville : la construction des fortifications militaires, les conflits entre les colonisateurs français et les Arawaks qui vivaient sur l'île depuis des siècles, ainsi que la naissance des premières habitations sucrières, qui firent à une époque la fortune économique de la Martinique et le début de toutes les abominations liées à l'esclavage sur cette île.

« Oubliant volontiers  jusqu'à son nom, celui de la cité détruite étant le seul qui lui importe et qui reste à jamais illuminé par les feux du volcan maudit, aussi fidèle amant des ruines qu'il l'était de l'antique magnificence de Saint-Pierre, il appose simplement sur ces pages pleines de scories, pour leur tenir lieu de signature ». (Préface)

« Au pied de la Montagne Pelée, à l'angle marqué par le rivage de la mer et la rivière la Roxelane, il éleva une forteresse qu'il (le lieutenant D'Enambuc) nomma Fort-Saint-Pierre, parce que l'on était alors dans l'octave de la fête des saints apôtres Pierre et Paul (...)
 En quittant le Fort-Saint-Pierre pour retourner à Saint-Christophe, d'Enambuc commit en qualité de lieutenant à la Martinique, du Pont, gentilhomme qui avait toute sa confiance. (...)
Sa dernière recommandation à son lieutenant fut qu'il s'efforçât de garder la paix avec les indigènes, autant qu'il serait possible.
Or, quelque précaution que prît du Pont, une querelle s'éleva bientôt entre Caraïbes et Français, non loin du Fort, et le sang coula de part et d'autre. Les sauvages, irrités, résolurent de détruire le nouvel établissement et de jeter à la mer le peuple usurpateur 
». p. 14


« Ce sera, non pas la Compagnie française des îles d'Amérique, mais un Juif hollandais, chassé du nord du Brésil par les Portugais, qui établira à Saint-Pierre, en 1654, la première habitation sucrière ». p. 29


Rue Victor Hugo, St Pierre
Rue Victor Hugo, 11 mai






Voici la description de Saint-Pierre à la veille de la catastrophe, une ville qui était pleine de vie, d'activités et de richesses.

« Saint-Pierre de la Martinique, l'inoubliable cité créole, possédait, la veille de la catastrophe dont la seconde partie de ce volume racontera les horreurs épouvantables, une population de 28 000 âmes : 3 000 à 3 500 de la classe blanche, 9 à 10 000 de la classe de couleur et 15 000 noirs environ. Cette ville occupait la portion la plus ravissante de l'île (… )
Cité opulente, bâtie en amphithéâtre, elle faisait la splendeur de la côte occidentale de la colonie, au pied du volcan. De son artère principale, gracieusement infléchie comme la baie autour de laquelle elle s'étendait, partaient des rues nombreuses, celles-ci dans la direction des mornes, celles-là vers la grève. Il y avait en tout, dans la cité créole, 103 rues, cales et ruelles, dont le développement total se chiffrait par une vingtaine de kilomètres (…)
C'est là qu'on avait vu se concentrer toute l'activité de la Martinique, et ce mouvement n'avait fait que progresser chaque jour, depuis des siècles. La fortune de l'île entière, peut-on dire, s'y trouvait entassée. On aurait peine à concevoir, entre autres nombreux détails, quelle prodigieuse quantité s'y était accumulée de matières d'or et d'argent, de pierres précieuses, de meubles anciens, de vaisselle plate et de bijoux ! Et ce n'étaient là, bien entendu, que les moindres éléments de la richesse de Saint-Pierre, dont l'importance réelle provenait de son commerce maritime (...)
Presque toutes les maisons étaient bâties en très solide maçonnerie, un certain nombre même d'entre elles offrait de superbes façades en pierre de taille. D'un aspect extérieur généralement simple, la plupart de ces habitations rivalisaient, au contraire, de beauté à l'intérieur et le confortable y régnait partout, voire un grand luxe.
La cité créole, on peut l'affirmer, était une des villes les plus propres et les plus agréables du monde entier. Les fontaines publiques et celles des particuliers, bien alimentées, y coulaient toujours, remplies par les eaux de la source Morestin, qu'on avait captées à 7 kilomètres dans la Montagne (…) 
Chacun de ses habitants pouvait profiter, pour son usage journalier, de 1600 1800 litres d'eau (…)
Il existait dans la cité une cour d'assises, un tribunal de première instance jugeant commercialement, deux justices de paix, la Banque de la Martinique, le Crédit foncier colonial, le Trésor, plusieurs établissements d'instruction publique : le séminaire-collège, le lycée, le pensionnat de Notre-Dame de la Consolation, celui des dames Dupouy et Rameau et le pensionnat colonial (…)
Citons encore l'hôtel de l'intendance, la mairie, le palais de justice, l'hospice civil, qui comptait 200 lits, la maison coloniale de santé, qui pouvait recevoir 150 aliénés, tant de la Martinique que des îles voisines, l'hôpital militaire, fondé en 1685 par les Frères de Saint-Jean de Dieu et pourvu d'une centaine de lits.
L'asile de Bethléem, pour la retraite des vieillards et des infirmes (…)
le théâtre, de fondation plus que séculaire, mais dont l'édifice nouveau ne datait que de 1831...
» pp. 79-82

Castries    

Nous proposons maintenant de poursuivre le voyage en compagnie de l'historien James Anthony Froude pour une étape à Castries qu'il évoque dans The English in the West Indies or the bow of Ulysses ; c'est aussi lui qui nous faisait découvrir Roseau dans le précédent épisode

Le premier extrait retrace les batailles pour la conquête de Sainte-Lucie, l'auteur cite deux militaires anglais connus pour leurs exploits et victoires dans les îles des Caraïbes, l’amiral G.B. Rodney et sir Ralph Abercrombie.

I was to be dropped at Roseau by the mail steamer from Barbadoes to St. Thomas's. On our way we touched at St. Lucia, another once famous possession of ours. This island was once French also. Rodney took it in 1778. It was the only one of the Antilles which was left to us in the reverses which followed the capitulation of York Town. It was in the harbor at Castries, the chief port, that Rodney collected the fleet which fought and won the great battle with the Count de Grasse. At the peace of Versailles, St. Lucia was restored to France; but was retaken in 1796 by Sir Ralph Abercrombie, and, like Dominica, has ever since belonged to England. This, too, is a beautiful mountainous island, twice as large as Barbadoes, in which even at this late day we have suddenly discovered that we have an interest. The threatened Darien canal has awakened us to a sense that we require a fortified coaling station in those quarters. St. Lucia has the greatest natural advantages for such a purpose, and works are already in progress there, and the long-deserted forts and barracks, which had been made over to snake”. p. 132
Avant d'arriver à Castries, le voyageur, ébloui par la vue des Pitons, en profite pour nous raconter une légende concernant la plus haute des deux montagnes :

The Pitons are two conical mountains rising straight out of the sea at the southern end of St. Lucia, one of them 3,000 feet high, the other a few feet lower, symmetrical in shape like sugar loaves, and so steep as to be inaccessible to any one but a member of the Alpine Club. 
Tradition says that four English seamen, belonging to the fleet, did once set out to climb the loftier of the two. They were watched in their ascent through a telescope. When halfway up one of them was seen to drop, while three went on; a few hundred feet higher a second dropped, and afterwards a third; one had almost reached the summit, when he fell also. No account of what had befallen them ever reached their ship. They were supposed to have been bitten by the fer de lance, the deadliest snake in St. Lucia and perhaps in the world, who had resented and punished their intrusion into regions where they had no business. Such is the local legend, born probably out of the terror of a reptile which is no legend at all, but a living and very active reality.” p. 133

I could then observe the peculiar blue of the water which I was told that I should find at St. Lucia and Dominica. I have seen the sea of very beautiful colors in several parts of the world, but I never saw any which equaled this. I do not know the cause. The depth is very great even close to the shore.” p. 133


PL. XII — Castries harbor, St. Lucia, looking north.
Les textes qui suivent sont dédiés à la Ville de Castries au XIXe siècle, présentée comme une vieille ville française par l'auteur. Il décrit la conformation physique de la ville, facile à fortifier, l’effervescence des activités économiques gravitant autour de la récente exploitation de charbon qui commençait à fleurir. 

Castries, the old French town, lies at the head of a deep inlet which runs in among the mountains like a fiord. This is to be the future coaling station. The mouth of the bay is narrow with a high projecting ‘ head’ on either side of it, and can be easily and cheaply fortified. There is little or no tide in these seas. There is depth of water sufficient in the greater part of the harbour for line-of-battle ships to anchor and turn, and the few coral shoals which would be in the way are being torn up with dredging machines. The island has borrowed seventy thousand pounds on Government security to prepare for the dignity which awaits it and for the prosperity which is to follow. There was real work actively going on, a rare and perhaps unexampled phenomenon in the English West Indies.
We brought up alongside of a wharf to take in coal. It was a strange scene; cocoa-nut palms growing incongruously out of coal stores, and gorgeous flowering creepers climbing over the workmen's sheds. Volumes of smoke rose out of the dredging engines and hovered over the town.”  pp. 134-135


Une autre description est dédiée aux habitants de Castries, notamment sur la façon très colorée dont ils étaient habillés, ce qui d’après J. Anthony Foude constitue une grande différence de coutume par rapport aux Barbadiens, tous vêtus en blanc selon la mode coloniale anglaise. 

We had come back to French costume again ; we had left the white dresses behind at Barbadoes, and the people at Castries were bright as parrots in crimsons and blues and greens; but fine colours looked oddly out of place by the side of the grimy reproduction of England.” p. 135

Suit la description d'un serpent, "le fer de lance", l'animal le plus redoutable des Antilles, énuméré parmi les serpents les plus venimeux du Monde, présent à Sainte-Lucie.

I went on shore and fell in with the engineer of the works, who kindly showed me his plans of the harbour, and explained what was to be done. He showed me also (…) a fer de lance, lately killed and preserved in spirits, a rattailed, reddish, powerful-looking brute, about four feet long and as thick as a child's wrist. Even when dead I looked at him respectfully, for his bite is fatal and the effect almost instantaneous. He is fearless, and will not, like most snakes, get out of your way if he hears you coming, but leaves you to get out of his. He has a bad habit, too, of taking his walks at night; he prefers a path or a road to the grass, and your house or your garden to the forest; while if you step upon him you will never do it again. They have introduced the mongoose, who has cleared the snakes out of Jamaica, to deal with him; but the mongoose knows the creature that he has to encounter, and as yet has made little progress in extirpating him.” pp. 135-136

En conclusion, voici quelques considérations sur l'administration de Sainte-Lucie. Cette île était alors sous la juridiction de la Barbade, qui détenait donc le vrai commandement de l'île, ceci en dépit de sa taille, deux fois supérieure à la colonie qui l'administrait.

St. Lucia is under the jurisdiction of Barbadoes. It has no governor of its own, but only an administrator indifferently paid…The present administrator — Mr. Laborde, a gentleman, I suppose, of French descent…He cannot have the authority of a complete governor, or undertake independent enterprises for the benefit of the island…St. Lucia is better off in this respect than most of the Antilles, and may revive perhaps into something like prosperity when the coaling station is finished and under the command of some eminent engineer officer.” p. 136

Bridgetown

Bridgetown est l'une des plus anciennes villes de la Caraïbe ; elle célébrait en 2018 ses 390 années d’existence. Nous avons décidé d'explorer cette ville à travers le regard d’une grande référence pour les historiens, le Père Labat.

Dans son oeuvre Nouveau voyage aux Isles de l'Amérique... (Les 8 volumes sont consultables sur Manioc.org), le Père Labat retrace l'histoire des possessions françaises des Amériques, en enrichissant le récit historique de son vécu personnel lors de sa mission apostolique aux Antilles. Ses observations sur les populations, sur les formes de gouvernement des colonies, sur la façon de manger, de fortifier, de prêcher et de vivre dans les îles son devenues une étape incontournable dans la reconstruction historique de l'époque de la première colonisation française.

Dans le Tome VI, le missionnaire décrit son séjour à la Barbade, qui était à son époque la colonie principale des Anglais dans la Caraïbe.

« Je partis de la Martinique le deuxième jour de Septembre dans une Barque appelée la Trompeuse, belle, grande, très bonne voilière qui devoir toucher à la Barbade la plus considérable des Antilles Angloises, et sans contredit la plus riche et la mieux peuplée… nous mouillâmes dans la Baye de Carlille, vis-à-vis la Ville du Pont, qui est la capitale de la Barbade. » p. 182 

« Quoiqu'il en soit, la vue de la Barbade me servit à corriger l’idée que je m’en étais formée , sur ce que j’en avais entendu dire. Je me l’étais figurée comme une terre plate et unie, peu élevée au dessus de la superficie de la mer ; je vis au contraire qu’elle était montagneuse et entrecoupée de falaises, fur tout dans son milieu, beaucoup plus que la grande terre de la Guadeloupe et que Marie Galante mais aussi beaucoup plus petite que la Martinique (…) » p.183

« Ce Port n’est pas fort considérable par son étendue, je n’y vis que des Brigantins, des Barques, et autres petits Bâtiments. Comme nous n’y mouillâmes pas : je ne puis pas dire de quelle profondeur il est : il s’y jette du côté de l'Est un ruisseau qui à proprement parler n’est que 1' écoulement des eaux d’un marais qui est à cote de la Ville, qui le dégorgent quand les pluies les ont fait croître assez pour devenir plus hautes que la mer. C’est fur cet endroit qu’on a bâti un Pont, qui a donné le nom à la Ville, qui le porte encore aujourd’hui, malgré tout ce qu’on a pu faire (…) » p. 185


Trafalgar square, Bridgetown, Barbados
« La Ville est belle et ample; assez grande, ses rues font droites, larges, propres et bien percées. Les maisons sont bien bâties dans le gout de celle d’Angleterre avec beaucoup de fenêtres vitrées, elles sont meublées magnifiquement ; en un mot, tout y a un air de propreté, de politesse et d’opulence, qu’on ne trouve point dans les autres Isles, et qu’il serait difficile de rencontrer ailleurs. La Maison de Ville est très-belle et très-bien ornée. Les Boutiques et les Magasins des Marchands sont remplis de tout ce qu’on peut souhaiter de toutes les parties du monde… On voit quantité d’Orfèvres, de Joailliers, d’Horlogers, et autres Ouvriers qui travaillent beaucoup, et qui paraissent fort à leur aise, aussi s’y fait-il un Commerce des plus considérables de l’Amérique. » pp. 188-189

Livres Anciens sur Manioc





Tous les autres épisodes de cette série sur les villes des Petites Antilles




G.B.


Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2019/01/les-villes-des-petites-antilles-3-saint.html

vendredi 4 janvier 2019

Rétrospective des manifestations filmées en 2018


Rétrospective des manifestations filmées en 2018


Pour débuter 2019 et se souvenir de tous les accomplissements de 2018, Manioc vous présente quelques 40 manifestations filmées, soit plus de 300 vidéos ! Moments d'échanges et de transmission des savoirs, ces  captations aux thèmes variés couvrent tous types de rencontres universitaires qui ont eu lieu en 2018 : cafés littéraires, colloques, conférences,  séminaires, performances artistiques... Petit tour d'horizon.

Art, contes, danse, musique, théâtre...
  • Adélaïde Corinus articule sa pratique créatrice autour de ces divers matériaux et techniques. Porteuse de mémoire, miroir du patrimoine, lien tissé entre hier et aujourd'hui, la démarche artistique, de l'artiste, se veut aussi un éclairage singulier sur l'histoire de nos territoires, plongeant jusqu'à leurs profondeurs amérindiennes... Voici une discussion sur son travail captée lors du Vernissage de L'exposition : Mémwè di kwi, Adélaïde Corinus, Artiste plasticienne, le 16 janvier 2018 : calebasse, collage, peinture, totems, arts de la table...

  • Histoire des dancings du bal paré-masqué. Le 7 février 2018. Le temps d'un discours d'ouverture et d' échanges, les intervenants retracent l'histoire des dancings du bal paré-masqué de la fin du XIXe siècle à nos jours en s'attachant à mettre en lumière les grandes figures qui ont marqué ce rendez-vous populaire.
  • Le 5 mars 2018 se tenait une prise de parole autour du livre d'Hugues Henri, L’art brésilien au féminin. L'ouvrage retrace le parcours artistique exemplaire de sept femmes qui ont joué un rôle de premier rang dans l'art brésilien durant le XXe siècle...
  • Lors d'une conférence qui s'est tenue le 13 mars 2018, Jeffrey Halley, professeur de sociologie de l'art, est intervenu sur Dada en tant que critique : hasard et choc. Le concept Dada, mouvement a été initié par un groupe d'artistes anticonformistes, a constitué un défi pour les conservateurs et les critiques. Dès l'origine, les artistes de  ce mouvement ont entendu briser, par le biais du dadaïsme, les conventions imposées dans l'art et la littérature en vouant un culte à la liberté de création sous toutes ses formes...
  • Journée d'étude théâtre populaire et oralité : dans le cadre de l'hommage à Rosange Blérald, le 27 avril 2018. Dans le cadre de l'hommage rendu à Rosange Blérald, auteure de plusieurs sketches et fondatrice du groupe de musiques et de danses traditionnelles Wapa, une journée d'étude a été consacrée au thème théâtre populaire et oralité comme dans cette table ronde patrimoine théâtral et langue de Guyane.
  • La soirée artistique Ici, au bord de l'ailleurs, du 29 mai 2018, offre une Libre adaptation chorégraphiée et dansée de « La Nuit caribéenne » et de « Le Patron », d'Alfred Alexandre.
    Co-fondateur de la compagnie Art & Fact, Laurent Troudart produit cette adaptation de deux pièces de l'écrivain Alfred Alexandre où sont intégrées musiques et voix off, des séquences des deux pièces entremêlées, juxtaposées, jusqu'à produire une oeuvre nouvelle. La représentation est suivie d'un échange avec Alfred Alexandre et Karine Bénac-Giroux, Maître de conférences en littérature à l'Université des Antilles.
  • Le colloque international Métissages : chercher, penser, créer, façonner et dire la culture se déroulait du 4 au 6 juin 2018. Plus d'une vingtaine d'intervenants de tous horizons ont échangé sur le thème. Vous pouvez par exemple revoir l' Association SA KI TA NOU et son Atelier bèlè ou la prise de parole de Léna Blou sur le Bigidi'Art : un pied de nez à l'histoire ou un art subversif ? Le Bigidi prélevé au cœur même de l'expression populaire, « Bigidi, mè pa tonbé », (chanceler, sans jamais faillir) se pose indubitablement comme une des clés technique, artistique, esthétique, poétique et philosophique de la danse traditionnelle guadeloupéenne : Gwoka.
  • Deux prises de paroles ont eu lieu autour de La représentation de l'Autre, conférences du 6 novembre 2018. Lise Brossard y présente Les figures de l'altérité et la construction de l'image de l'autre à l'époque où les canons de la peinture occidentale se mettent en place. Découverte du Nouveau Monde et de l'altérité, découverte de l'autre extérieur et de l'autre intérieur; du relativement proche et de l'extrêmement lointain... Sophie Ravion D'Ingianni discute La représentation de l'Autre comme rapport à l'Autre sur la scène artistique contemporaine. 4 études de cas. Avec les œuvres de 4 artistes contemporains (J. Beuys et M. Journiac) et actuels (M. Abramovic et T. Bruguera), elle « traverse » (métaphoriquement) la représentation du corps comme matériaux relationnels, voire « existentialistes », bouleversant totalement l'art comme peinture de chevalet, en rendant la représentation de l'Autre essentielle à la vitalité de l'oeuvre.

Enfance, scolarité, sciences de l'éducation

  •  L'efficacité en éducation et en formation : Définitions, Pratiques et Innovations, journée d'étude du 18 avril 2018. Parmi les nombreuses interventions de cette journée, vous pourrez par exemple vous interroger avec Steve Bissonnette sur Pourquoi faut-il être efficace en éducation ?
  • Anne-Marie Chartier s'interroge sur les différentes hétérogénéités, notamment langagières, que connaissent les classes en Guyane et propose de réfléchir aux moyens de réduire les inégalités dans la transmission des savoirs dans L'adaptation de l'éducation scolaire aux spécificités de la Guyane française extrait de Enseigner en milieu à forte diversité identitaire, culturelle et linguistique

  Études et rencontre littéraires, linguistiques 

  • Bokantaj avec le public autour du livre : "Dyablès" de Timalo, le 17 avril 2018.  
    Un échange avec Timalo, né Thierry Malo, romancier, poète, slameur, auteur-compositeur, interprète créolophone, autour de son roman Dyablès, sur le thème
    rakonté vérité épi kakwé : Raconter nos vérités dans la fiction.
  • Soirée-hommage à Jean Bernabé, rencontre le mardi 17 avril 2018. Plusieurs intervenants mettent l'accent sur l'implication du professeur Jean Bernabé dans l'essor de la langue créole.
  • Rencontre avec Simone Schwarz-Bart, autour de son ouvrage Adieu Bogota, le 28 septembre 2018.
    Depuis la disparition d'André Schwarz-Bart, en 2006, Simone Schwarz-Bart a repris et achevé le cycle des romans antillais commencé à quatre mains. Dans son dernier ouvrage, Adieu Bogota  l'auteure raconte l'histoire de Marie, qui travaille à Paris, dans une maison de retraite, dans les années 1950. D'origine antillaise, elle s'est liée d'amitié avec Jeanne, une dame âgée dont elle s'occupe avec douceur et humanité et qui lui raconte sa vie. Avant de mourir, sa vieille amie l'incite à écrire sa propre histoire.
  • Hommage à Vincent Placoly, soirée littéraire, le 13 novembre 2018. Dans le cadre d'une soirée-hommage à l'écrivain Vincent Placoly (1946-1992), l'association Écritures Théâtrales Contemporaines en Caraïbe a proposé, sous la forme d'une mise en espace et en musique, une séance de lectures d'extraits de Frères volcans. Chronique de l'abolition de l'esclavage".

 Esclavage

  • Quelque 22 captations regroupent les prises de paroles des journées d'études consacrées au thème Géographies de l'esclavage sur le plateau des Guyanes, héritages, mobilités, discours qui se sont tenues les 6 et 7 juin 2018. Vous pouvez entrer en la matière avec la  conférence inaugurale de Jean Moomou.
  • Les réparations après l'esclavage, un enjeu caribéen , conférence du 17 avril 2018. Quelles réparations pour les pays victimes de l'esclavage ? Quelle pourrait être la nature de ces réparations ? Autant de questions soulevées par Hilary Beckles dans sa conférence sur le mouvement caribéen pour les réparations.

Migrations

  • Françoise Dô, auteure de L'Aliénation noire, parlait  d'Aliénation(s), au côté de Monique Milia-Marie-Luce et Nadia Chonville, le 22 février 2018, évoquant l'Immigration des citoyens des départements d'Outre-Mer vers l'Hexagone.

Varia

  • Le colloque international Monde arabe et Amérique latine : confluence des dynamiques sociétales se déroulait les 3 et 4 mai 2018. Ayoub Chafik assure la présentation du colloque.
  • Hommage au Professeur Léo ELISABETH, le 25 mai 2018. Historien, Léo Elisabeth a consacré une grande partie de ses travaux aux libres de couleur. Vous pourrez donc à la fois découvrir des communications sur le sujet, mais aussi sur l'homme et ses apports, comme dans la présentation de Cécile Celma Léo Elisabeth, un pionnier de l'Histoire antillaise.
  • Richard Price présente Le bagnard et le colonel : colonisation et résistance à la Martinique conférence du 25 octobre 2018. En 1925 en Martinique une émeute se solde par dix morts et quatorze blessés. Dans la ville du Diamant des pêcheurs brandissent une effigie en bois d'un colonel, riche propriétaire de l'usine locale, pour protester contre la fraude électorale... Richard Price dénoue les fils de cette histoire.

Remises de diplôme et exercices de styles

 

Pour retrouver l'ensemble des interventions d'une manifestation sur Manioc.org, rechercher des Audio-vidéo par "Manifestations" dans le menu de gauche ; elles sont classées par ordre alphabétique.

 J.P.



Lien vers l'article : http://blog.manioc.org/2019/01/retrospective-des-manifestations.html